Élevage et Produits Laitiers, l'autre pilier du "produit en France"

Une agriculture d’élevage diversifiée

 

Bovins, ovins, caprins, porcins, volailles : l’élevage français ne se résume à aucune filière unique. 

Il regroupe des mondes agricoles très différents, chacun avec son histoire, ses races, ses terroirs et ses savoir-faire. 

En 2024, la France comptait 16,4 millions de bovins, 11,6 millions de porcins, 6,6 millions d’ovins, 1,3 million de caprins, ainsi que 144 millions de volailles de chair et 49 millions de poules pondeuses,  un cheptel qui, malgré un recul du nombre d’exploitations ces dernières décennies, reste l’un des plus importants et des plus diversifiés d’Europe.

 

Un pilier économique et territorial

 

La production animale française,  viande, lait, œufs et produits transformés confondus, représentait 34,2 milliards d’euros en 2024, hors subventions. 

 

En 2020, l’élevage occupait encore 145 000 exploitations, soit 37 % de l’ensemble des fermes françaises. 

 

Si sa part dans la valeur de la production agricole nationale a reculé au fil des décennies (elle est passée de 42,8 % au début des années 1980 à 35,7 % aujourd’hui), l’élevage reste un pilier structurant de nombreux territoires ruraux, en particulier dans les zones herbagères et montagneuses peu propices aux grandes cultures.

Des terroirs façonnés par la géographie

 

Comme pour les céréales et les oléagineux, la géographie de l’élevage français épouse étroitement les reliefs et les climats. 

Le Massif Central, le Limousin et les Alpes concentrent l’essentiel de l’élevage allaitant bovin et ovin sur prairies. La Bretagne domine largement la production porcine et avicole, avec 55 % du cheptel porcin national. 

Les bassins laitiers ovins et caprins, eux, se sont historiquement développés autour de fromages renommés (Roquefort, Pyrénées-Atlantiques ou Corse pour les brebis ; Centre-Ouest, Touraine ou Provence pour les chèvres) quand la Nouvelle-Aquitaine s’impose aujourd’hui comme première région d’élevage caprin, avec plus de 383 000 chèvres.

Une filière en mutation

 

Ce secteur traverse aussi de profondes transformations : pressions réglementaires et sociétales, aléas climatiques et sanitaires, recul structurel de la consommation de certaines viandes, mais aussi une demande croissante pour les produits biologiques et l’origine France, plus de 95 % du lait, des produits laitiers, des œufs et des viandes bio consommés dans le pays sont aujourd’hui issus des territoires français.

Cette rubrique explore, filière par filière, l’histoire, les races, les régions productrices et les savoir-faire qui font la richesse de l’élevage et des produits laitiers français.