Le maïs en France : 400 ans d'histoire dans le Sud-Ouest
Un voyage depuis les Caraïbes
Le maïs est découvert par les Européens en 1492, lorsque Christophe Colomb le rencontre dans les Caraïbes.
Sa culture débute en Espagne au tout début du XVIe siècle avant de gagner progressivement les régions d’Europe méridionale au climat suffisamment chaud et humide pour l’accueillir : le Pays basque espagnol dès 1576, puis le Sud-Ouest de la France et la Bresse en 1612.
Le Béarn, berceau français du maïs
Des écrits attestent sans équivoque de la présence de la plante en Béarn dès 1626.
Plus productif d’un tiers que le blé et peu sensible aux maladies, le maïs gagne rapidement du terrain : à la fin du XVIIe siècle, il est déjà cultivé de Bayonne à Béziers.
Il devient alors une ressource précieuse lors des crises de disette, offrant aux populations rurales une alimentation plus productive et plus régulière que le froment.
Le siècle des Lumières &
l’essor scientifique
Aux XVIIe et XVIIIe siècles, le maïs bénéficie du soutien actif des classes scientifiques éclairées, qui encouragent sa diffusion.
L’agronome Antoine Parmentier, davantage connu pour son travail sur la pomme de terre, lui consacre en 1785 un mémoire élogieux sous le nom de « blé de Turquie ».
Porté par cet engouement, le maïs atteint son apogée historique vers 1850, avec près de 700 000 hectares cultivés en France, même si les rendements progressent alors très lentement.
Le tournant des variétés hybrides
Il faut attendre l’après-guerre pour que la culture change véritablement d’échelle : l’arrivée des variétés hybrides fait bondir les rendements, qui passent de 14 quintaux par hectare en 1948 à 28 quintaux dès 1960, une progression sans précédent après des siècles de stagnation.
Aujourd’hui, un pilier du
Sud-Ouest
La Nouvelle-Aquitaine s’est imposée comme la grande région du maïs français, leader national pour le maïs semence et pour le maïs doux, avec un tissu de collecte et de transformation dense, appuyé sur cinq sites portuaires pour l’exportation.
Particularité de la région : elle privilégie des variétés tardives à très tardives, destinées notamment à l’engraissement des volailles et des porcs, à la différence des autres bassins français qui cultivent des maïs plus précoces.
Histoire et Terroirs
Blé, colza, tournesol, maïs :
Découvrez l'histoire et les terroirs des céréales et oléagineux français, piliers de l'agriculture et de l'exportation nationale.




