Le blé en France : histoire et régions de production

Une culture aux origines anciennes


Le blé fait partie des toutes premières céréales domestiquées par l’homme. Ses ancêtres sauvages poussaient spontanément dans la région du Kurdistan, où de petits groupes humains ont pu se sédentariser grâce à cette ressource, d’abord consommée crue puis grillée, avant de devenir bouillie puis galette.

En Europe, sa culture est longtemps restée concentrée autour du bassin méditerranéen avant de gagner progressivement le reste du continent.

En France, c’est la région de la Beauce qui incarne le mieux cette histoire céréalière.
Occupée dès l’époque gallo-romaine, elle connaît très tôt la prospérité grâce à la vente de ses produits agricoles, avant que les Beaucerons ne se spécialisent véritablement dans la culture du blé à partir des années 1600, c’est de cette spécialisation que naît son célèbre surnom de grenier à blé de la France.

Le tournant industriel & technologique

 

C’est dans la seconde moitié du XIXe siècle que le semoir mécanique puis la moissonneuse-batteuse sont mis au point dans les grandes régions céréalières d’Europe et d’Amérique du Nord, transformant durablement les méthodes de récolte.

Le XXe siècle voit ensuite les rendements progresser fortement grâce aux avancées technologiques, si bien que l’Europe, longtemps importatrice de blé, devient exportatrice nette.

Les archives donnent une idée de cette progression : le rendement moyen à l’hectare, qui était d’environ 10 quintaux vers 1860, atteint 14 quintaux en 1914 puis 19 quintaux en 1938, un rythme qui s’accélérera encore après-guerre avec la mécanisation et les intrants.

La Beauce, première région céréalière d’Europe


Aujourd’hui, la Beauce reste la vitrine de cette agriculture intensive. Elle est devenue la première région productrice de céréales en Europe, avec des rendements remarquables : de l’ordre de 75 quintaux de blé à l’hectare, portés par un sol limoneux fertile et par la plus vaste nappe souterraine d’Europe.

La production s’y diversifie entre blé tendre, destiné à la meunerie et à l’alimentation animale, et qui représente plus d’un tiers de la production agricole locale, et blé dur, utilisé pour la fabrication des pâtes alimentaires. D’autres bassins complètent la carte du blé dur français : au-delà de la Beauce, entre Blois, Orléans et le sud de Chartres, on le retrouve dans le sud de l’Île-de-France, dans le Berry autour d’Issoudun, ou encore dans le Richelais. La filière se répartit aujourd’hui sur quatre grandes zones : le Sud-Est, le Sud-Ouest, l’Ouest Océan et le Centre / Île-de-France.

 

Une culture aux origines anciennes

Le blé fait partie des toutes premières céréales domestiquées par l’homme. Ses ancêtres sauvages poussaient spontanément dans la région du Kurdistan, où de petits groupes humains ont pu se sédentariser grâce à cette ressource, d’abord consommée crue puis grillée, avant de devenir bouillie puis galette.

En Europe, sa culture est longtemps restée concentrée autour du bassin méditerranéen avant de gagner progressivement le reste du continent.

En France, c’est la région de la Beauce qui incarne le mieux cette histoire céréalière.
Occupée dès l’époque gallo-romaine, elle connaît très tôt la prospérité grâce à la vente de ses produits agricoles, avant que les Beaucerons ne se spécialisent véritablement dans la culture du blé à partir des années 1600, c’est de cette spécialisation que naît son célèbre surnom de grenier à blé de la France.

Céréales et Oléagineux Français

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